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Ma Famille de C. Liscano

Dans cette pièce située en Uruguay, on vend les enfants comme on respire : pour survivre. Aucun jugement moral n’est donné. Les enfants comme les parents trouvent cette situation normale, le personnage principal va même jusqu’à se vendre lui-même et s’échanger contre un chat, car ses parents ne le trouvent pas assez beau pour le mettre sur le marché. Régulièrement, les parents rachètent leurs enfants pour faire une grande fête avant d’en revendre à nouveau quelques uns pour manger. Tous n’en sont pas moins persuadés de former un groupe uni.

Disco

Librement adaptée d’une pièce de Godber, cette création se passe dans une
boîte de nuit et révèle les faits du monde nocturne.
Au son d’une musique effrénée, les personnages défilent à un rythme étourdissant : jeunes filles se préparant à sortir en boîte, garçons balourds se bourrant la tronche et, bien sûr, nos quatre sorteurs aux gueules patibulaires. Garçons et filles s’amusent, se battent, dansent, philosophent. Tous ces rôles joués par nos huit jeunes comédiens, qui changent de rôle aussi vite que de lieu, passant du salon de coiffure au bar du coin, ou à l’entrée de la disco.
Qu’ils jouent les dindes de 18 ans, excitées à l’idée de sortir en discothèque, ou les jeunes couillons qui picolent pour se donner du courage, ça sonne juste, Alors, on s’insulte, on est un peu vulgaire et on se dit qu’ils en font trop. Puis on pousse la porte d’une vraie boîte de nuit, avec boule à facettes et DJ tout pourri, et on se rend compte que cette version remasterized n’est que le miroir, même pas déformant, d’une certaine jeunesse d’aujourd’hui. Blessés, perdus, désespérément en quête de quelque chose qui pourrait ressembler à de l’amour, pathétiques, aussi, on rit de ceux-là pour ne pas en pleurer.
Vient alors la réflexion, le second degré, le rire se fait grinçant, et on perçoit alors le caractère minable de cette fièvre du samedi soir, où des jeunes dépensent en une nuit leurs allocations de chômage ou leur argent de poche. Ce sont en fait des paumés vulnérables et attachants. Attendrissants, même.
Parfois un peu trivial, voire vulgaire, cru, dur… A ne pas mettre entre toutes les mains en tout cas !

Tous fous

Les maladies mentales prennent plusieurs formes et regroupent un grand nombre de troubles : l’anxiété, la dépression, la schizophrénie, les troubles de la personnalité, les troubles de l’alimentation, les troubles organiques du cerveau, etc. En général, les maladies mentales importantes se manifestent par phases et il arrive que les symptômes disparaissent, permettant au malade de mener une vie presque normale entre ses périodes de maladie.

Les gens atteints de maladies mentales peuvent faire peur. Ils peuvent effrayer, parce qu’ils sont différents, parce qu’ils ont perdu « l’équilibre », parce qu’ils n’ont plus leur place.

Depuis 3 mois, l’hopitécole de Fosses-la-ville propose une solution à ce problème. Notre institut accueille les jeunes patients du namurois et de l’extérieur de la province. L’institut dispose de 114 lits, répartis dans cinq unités de traitement. Des équipes multidisciplinaires veillent à procurer des soins selon des plans de traitement individualisés conçus pour aider les personnes à retrouver la santé et favoriser leur retour en société.

Si l’un de vos proches est ici, c’est qu’il a besoin d’un encadrement ultra spécialisé et d’un programme de soins qui n’est pas offert dans les autres hôpitaux ou départements de psychiatrie. L’hopitécole possède l’expertise et les ressources nécessaires pour le prendre en charge et l’aider à mieux fonctionner. Les plans d’interventions sont basés sur la nature des problèmes de santé et sont empreints de respect. Ils servent à accompagner les patients vulnérables et à encourager leur autonomie dans un encadrement approprié.

Vous retrouverez régulièrement dans le bulletin communal toutes les informations relatives à l’Hopitécole et leurs diverses manifestations et activités. Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez vous adresser au Centre culturel, Mme Thérèse Souriboutte.

APPRENDRE A COMPRENDRE LA DIFFERENCE , TEL ET LE BUT DE L’HOPITECOLE

La générale

C’est avec beaucoup de difficulté que Patrice, jeune chef de chœur, va essayer de rassembler tous les jeunes qui ont participé à un atelier chorale de leur camp de vacances, pour vous présenter la répétition générale de leur prochain spectacle…
Mais personne n’y met beaucoup de bonnes volontés ! Entre gavroche qui dort dans le canapé, Inès qui passe plus de temps avec les garçons et les disputes habituelles entre filles… pas facile d’être un jeune chef de chorale !

C’est le pari relevé par la troupe du TTAF, la Troupe de Théâtre des Ados de Fosses.

Suicide(s)

SALOME – « J’avais 15 ans quand on s’est suicidée avec Lili. Heureusement j’ai raté. Pourquoi l’ai-je fait ? J’ai pas réussi à me faire comprendre, c’est pour ça que l’on a voulu se suicider…. J’en avais marre, je n’ai plus parlé pendant six mois… sauf à Lili, en cachette. Enfin, une fois parce que l’idée est venue très rapidement. J’ai pas les mêmes intérêts que mes parents, la même vie… j’arrive pas à extérioriser mes sentiments, peut-être parce que je m’exprime pas. La seule chose que j’arrivais à faire c’est me mettre dans ma chambre et taper sur les murs pour exprimer ma colère. Alors quand on a décidé avec Lili, c’était comme une évidence. Je crois que je ne voulais pas mourir, juste m’évader. Après être tombée par terre, que s’est-il passé ? Le noir, le froid, puis le réveil, à l’hôpital, seule… Ma mère en pleurs, mon père absent et une question sans réponse. J’ai même pas pu aller à son enterrement ! Puis le service psy de l’hôpital, des cachets… J’étais pas folle… Juste amoureuse ! »

Félix Têtedeveau

Félix, tête de veau, c’est l’histoire d’un enfant de boucher devenu, dès la rentrée scolaire, la tête de turc de sa classe. Incapable de se défendre, il se réfugie dans ses rêves d’aventures. Mais ses nuits sont aussi peuplées de cauchemars: les fantômes d’enfants de sa classe lui mènent aussi la vie impossible. Jusqu’au jour où Oscar Mollard arrive à l’école …

Derrière ce récit se cache le travail de toute une petite troupe théâtrale. La pièce a, en effet, été écrite et interprétée par les enfants du Jeune théâtre atelier de Fosses.
Depuis le début de l’année scolaire, ils sont entourés de spécialistes en la matière pour mettre en scène, créer le décor de ce spectacle. Ils ont débuté par des petits jeux de scène, d’expression et d’improvisation. Ensuite, toutes les étapes de la création d’une pièce de théâtre ont été approchées avec eux. Les enfants ont composé le décor durant cet atelier.
Expressément choisi pour attirer l’attention des enfants, l’histoire met en scène leurs rêves et leurs cauchemars, notamment à travers la vie scolaire.
Si les deux premières représentations sont publiques, d’autres ont eu lieu dans le milieu scolaire. Et cette volonté du centre culturel de montrer le fruit de leur travail devant leurs copains de classe va perdurer chaque année!