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Été solidaire 2021

Les Fosses Power, les nouvelles stars de la ville ?

Beaucoup de pluie, un peu de soleil pour un Eté solidaire multicolore à l’image de son totem et de sa réalisation cinémato-humoristico-percutante.

Comme chaque année, c’est avec beaucoup de plaisir que nous retrouvons dix jeunes pour construire avec eux un programme alliant le monde sérieux du travail et celui plus coloré de la créativité. Sous l’impulsion de la Région Wallonne et à travers été solidaire, les jeunes accèdent à un premier emploi encadré par une équipe bienveillante. Nous retrouvons autour de cette organisation des membres de la Commune (PCS et Service travaux) des employés du Centre culturel et l’AMO Basse-Sambre.

           La thématique de cette année était … L’environnement, voici le mot valise par excellence, celui dans lequel on plie des beaux principes, on entasse les animations bio en poils de chanvre et où on pense changer le monde en évitant les pailles en plastique. Ne me méprenez pas, je suis convaincue de l’importance (pour ne pas dire l’urgence) de prendre soin de notre planète et sa biodiversité, mais tel Candide, nous prônons l’approche « cultivons notre jardin » ; Et en termes d’environnement nous considérons plus particulièrement celui qui nous entoure et sur lequel nous pouvons avoir une influence directe. Ce sont donc différentes animations que nous avons imaginées en équipe et ensuite affinées avec les jeunes.

Les nichoirs, une vingtaine de nichoirs ornent maintenant les arbres de l’espace Winson ou les abords de l’école des Zolos. Penser au pioupious c’est bien le faire avec justesse c’est mieux. Les jeunes ont donc rencontré une biologiste qui est venue leur présenter la situation sur notre territoire pour qu’ils puissent y répondre de façon adaptée. Le saviez-vous ? Les moineaux, ces joyeux compagnons a plumes piaillent avec moins d’entrain, ces vingt dernières années, les spécialistes ont constaté un effondrement de leur population de près de 80%. Et ce n’est pas tout, ces oiseaux vivent entre potes, ils n’aiment pas la solitude, ce sont donc de véritables petits habitats groupés qui ont été conçus pour les accueillir.

Une réalisation monumentale pour souligner un problème qui l’est tout autant, vous souvenez-vous du cœur réalisé en canettes et exposé devant la salle des mariages ? Cette année c’est un totem de plus de 4 m de haut qui a été réalisé par les jeunes avec les déchets retrouvés au bord des routes. Celui-ci a été rebaptisé avec beaucoup d’humour : « les 4 saisons » en effet, il n’a que 3 têtes, l’été ayant été officiellement décapité ce mois d’août. Il est à noter que sur les centaines de canettes retrouvées aux bords des routes, les jeunes ont essentiellement ramassé des contenants de Jupiler et des boissons énergisantes. Nous avons envisagé envoyer une petite note au groupe AB-InBev pour les inviter à la présentation de Totem, après tout ils sont nos principaux sponsors…. C’est grâce à eux que nous récoltons autant de métal pour construire nos statues.Ils tombent du ciel et il suffit de se baisser pour les ramasser.  

Vous l’attendiez tous voici maintenant le teaser de leur capsule vidéo pleine d’humour « Les Fosses Power » un peu Flower et carrément déjantés c’est avec auto-dérision qu’ils présentent leur vision de l’environnement. Les acteurs en herbe ont défini le scénario et les caractéristiques des personnages. Vous y croiserez un Ninja bègue ou un Ragnar le Propre convaincu. Dans ce mini métrage les jeunes présentent leur travail tout au long de la quinzaine mais aussi leurs espoirs pour une commune plus propre. Si vous voulez les aider, passez à l’espace Winson et vous recevrez des bombes de graines : « Partez en commando sans tarder et lancez vos bombes partout où vous aimeriez voir pousser des fleurs : une friche ou le pied des arbres dans la ville, … L’idée est d’introduire des fleurs et de la beauté là où il n’y en pas et où on s’y attend le moins. ».

Pour finir en beauté mais avec labeur, les jeunes souhaitent que vous pensiez à eux en découvrant ce petit endroit bucolique qu’est le pont de la Spinette et le petit sentier adjacent. « Avant on ne savait pas passer, il y avait des ronces et des orties partout. Maintenant qu’on a essayé une machine qu’on ne connaissait pas : une débroussailleuse, on peut facilement s’y promener et on y croise même des moutons plutôt sympas » nous précise une participante.  N’hésitez pas à vous y rendre rapidement, les plantes sauvages sont comme la jeunesse, elles grandissent vite ! 

Lors de la fête de clôture nous avons eu la visite des participants de l’année dernière, ce fût un plaisir de les revoir et de suivre leurs parcours. Été solidaire un joli tremplin vers la vie « d’adulte ». 

Conseil Communal des Enfants 2020-21

CCE – Une année … qui sort du bois

Le Conseil Communal des Enfants avait choisi de travailler sur la thématique des arbres. Une thématique particulièrement passionnante mais difficile à aborder cette année, vu les conditions bouleversantes que nous avons traversées. Joannie et moi n’allions pas baisser les bras, nous avons su nous adapter !

Après concertation avec les parents, nous avons osé la visio-conférence avec les enfants (sous la surveillance possible des parents). Et finalement nous en tirons, contre toute attente, un bilan assez positif. Tellement positif que nous allons le prolonger l’an prochain. Oui vous avez bien entendu, l’année prochaine une partie des CCE continueront en visio-conférence. Mais une partie seulement, je vous rassure… ce dispositif nous a permis, à moindre coût, de doubler la fréquence de nos ateliers, et de créer une interaction très positive avec les parents.

Et lorsque dès le mois de mars nous avons pu enfin nous retrouver en réel (je déteste le mot présentiel excusez-moi) notre plaisir était intact, voire grandi. On peut donc constater par l’expérience que les visio-conférences n’ont en rien affaibli la force des rencontres. Nous avions, à cause de l’interdiction de nous réunir, accumulé du travail en retard sur notre thème. Du coup, dès que cela a été possible, nous avons multiplier les occasions de sorties, comme dans un train d’enfer, un vrai TGV mais dans sa version omnibus.

Les enfants ont ainsi rencontré les architectes paysagistes du parc Winson avec qui ils ont expliqué leur vision du parc idéal. Ils ont même dessiné l’empreinte du mur de briques qui ceinture le parc afin de styliser quelques unes des prochaines productions de ce bureau d’études. La rencontre avec Etienne Cellier s’est rapidement transformée en leçon de botanique, car ce passionné a transmis quelques uns de ses savoirs aux enfants d’un naturel curieux. Ils ont pu aussi, dans ce même espace dessiner la carte des meilleures balades, et entendre conter la merveilleuse histoire de l’homme qui plantait des arbres. 

Les semaines suivantes les ont conduit jusqu’au Lac de Bambois où des nombreuses animations tant didactique que ludique les ont attendues. Et connaissant leur soif inextinguible de savoir, nous les avons fait rencontrer Quentin Ledoux dans son verger. Ce Fossois d’adoption, certains le connaissaient  déjà grâce aux produits de la ferme du coin-coin, ou par ses formations qu’il dispense avec amour sur la taille et l’entretient des arbres fruitiers. 

Depuis les visio-conférence nous avions pris l’habitude de conclure nos séances par  un débat philosophique où les jeunes conseillers sont invité à donner leur opinion sur des sujets de fond qui questionnent notre société. C’est donc dans cette optique que s’est terminé la rencontre avec Gaetan De Bilderling, notre bourgmestre pour la clôture de cette année académique s’est prêté aux 1001 questions que les enfants lui ont posées … sur « la responsabilité ». Un débat passionnant où la sagacité des enfants et l’intimité de cette rencontre en cercle fermé a permis des échanges … sans langue de bois !

Une année très surprenante … je vous le disais !

Protocole à destination des opérateurs culturels

Mesures sanitaires à appliquer dans les secteurs de la Culture

Le Centre culturel de l’entité fossoise respecte pleinement le protocole de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour tous les opérateurs culturels.

Il évolue en fonction de la situation sanitaire et des décisions du Comité de concertation

En plus des 6 règles d’or que chaque citoyen doit respecter, le Centre culturel respecte les commandements de base qui sont nécessaires pour que toute activité se déroule de manière à assurer la sécurité de tous.

  1. Respecter la législation en vigueur

 

  1. Désigner un point de contact Corona : la personne de contact de notre équipe est notre régisseur Yves Goedseels 0477/85.38.39

 

  1. Communiquer, informer  toutes les parties concernées sur :

-les conditions de participation (inscription, organisation des groupes, …);

– les mesures de sécurité générales et spécifiques, tant avant, pendant qu’après les activités ;

– les engagements concrets sur ce qui se passe si quelqu’un tombe malade après une participation à une activité.

 

  1. Distances sociales et port du masque obligatoire

 Une distance de 1m50 entre chaque individu adulte en toute circonstance est donc à respecter.

Les encadrants (adultes) des enfants essaient de respecter autant que possible la distance avec les enfants et  respectent les distances entre eux.

 

  1. Hygiène et ventilation

Le Centre culturel fournit le matériel nécessaire pour assurer une bonne hygiène du public et de son personnel.  Les infrastructures sont nettoyées et désinfectées régulièrement. Les espaces seront ventilés et aérés

 

Travail en présentiel des artistes

La nature du travail artistique empêche souvent les artistes à pouvoir pratiquer le télétravail à domicile. Les résidences d’artistes ou les répétitions professionnelles peuvent être considérée comme devant nécessairement être réalisées en présentiel, toujours en appliquant les règles sanitaires.

 

 


Still standing for culture

Still Standing est un rassemblement de circonstance qui réunit des travailleur·se·s de la culture, des lieux culturels et des fédérations artistiques. 

• Still Standing#1 est une action qui s’est déroulée le 25 juin 2020 dans 11 villes belges.
• Still Standing#2 est une action qui s’est déroulée le 16 janvier 2021 sur la place de la Monnaie à Bruxelles.
• Still Standing#3 prend la forme d’un appel à actions à travers le pays pour le 20 février 2021.

Le Centre culturel participe à l’expression désabusée du secteur culturel face à la situation sanitaire qui dure depuis un an. Still standing for culture est un appel à agir par des actions spontanées ou programmées, collectives ou individuelles, mais surtout vivantes et exprimant la diversité des pratiques du champ culturel :

http://www.stillstandingforculture.be/ceci-est-un-appel-a-agir/

Nous avons choisi de nous exprimer par le biais d’une capsule vidéo afin de partager les incertitudes du monde culturel et artistique, et de montrer notre solidarité avec tous les secteurs touchés.

Noël en couleurs

Un projet du centre culturel
Servez-vous !

Ces dessins sont des petits plaisirs simples, à colorier au sein de vos bulles pour égayer vos soirées et les fenêtres de notre commune.
Année particulière sur bien de points, l’équipe du Centre culturel a envie au travers de cette action, de vous dire simplement que nous pensons à vous.

Merci aux artistes locaux et artistes en herbes de tous poils (de pinceaux) qui nous ont répondu pour vous proposer ces dessins à colorier.
Merci aux commerçants locaux qui se prêtent au jeu et où vous trouverez ces coloriages en grand format pour que vous puissiez les colorier à la maison.

Vous pouvez aussi les télécharger en cliquant ci-dessous et les imprimer à la maison au format de votre choix.

Noël en couleurs pdf

Partagez vos réalisations :

Quand vous aurez réalisé vos créations nous vous invitons à les afficher à vos fenêtres pour en faire profiter vos voisins.
Après les fêtes, nous organiserons à l’Espace Winson une exposition de vos jolies créations.

Si vous souhaitez y participer il vous suffit de nous envoyer une photographie de votre fenêtre à l’adresse culture@fosses-la-ville.be ou de les poster sur Facebook en tagguant le Centre culturel.

Nous nous réjouissons de découvrir vos créations aux détours des rues et ruelles fossoises. Nous vous souhaitons d’ores et déjà des fêtes de fin d’année les plus douces possible

Toute l’équipe du Centre culturel :
Bernard, Brigitte, Caroline, Joannie, Océane, Thierry V., Thierry W. & Yves.

Conseil Communal des Enfants 2019-20

Cette année le Conseil Communal des Enfants ( CCE) fêtera ses 20 ans. Une année toute particulière donc qui sera marquée par cet anniversaire. Mais le CCE c’est aussi, chaque année, une équipe de jeunes qui se passionnent pour la politique et qui ont a cœur de développer des projets aussi innovants que surprenants.

Cette année, en raison de la Saint Feuillien, la campagne électorale des enfant aura lieu du 07 au 23 octobre 2019 – les élections se tiendront dans les école entre le 23 et le 25 octobre. La très officielle prestation de serment se déroulera le 07 novembre à 19h30 à la salle du conseil de l’Espace Winson.

Bonne chance à tous les candidats !

Eté solidaire 2020

Du 17 au 29 août nous avons encadré douze jeunes fossois pour le projet « Eté solidaire ». C’est une opération chapeautée par la Région Wallonne qui vise à renforcer la solidarité des jeunes envers les citoyens. Toutes les activités menées pendant ces deux semaines ont été réfléchies pour embellir notre commune et pour donner aux jeunes une première approche du monde du travail. Il ne s’agit pas ici d’un stage mais bien d’une première expérience du monde professionnel. Les participants ont été sélectionnés lors d’un entretien d’embauche devant un jury parfois un peu intimidant pour eux (bien que fort sympathique), ils ont alors signé un premier contrat de travail avant de se frotter à la vie active.

Le programme était bien chargé et il a été bouclé haut la main par les participants, Ludo du service environnement nous confirme « Ca fait six ans que je fais Eté Solidaire et chaque année les jeunes sont motivés, en fait c’est pas compliqué quand on fait les choses avec eux et qu’on leur donne les bons outils, quand on est à leurs côtés et qu’on leur explique comment ça marche, ils font le boulot et il le font bien ». En préparant les activités, nous, les encadrants technique ou pédagogiques, avons veillé à proposer diverses activités qui touchent l’ensemble des fossois, valorisantes pour les jeunes et qui permettent de trouver un juste équilibre entre réalisations manuelles et créativité. Notre équipe était composées de partenaires communaux, de l’AMO et du Centre Culturel.

Limités par les mesures sanitaires, nous avons établi notre campement aux jardins partagés « Le légumier de Bebrona », majoritairement en extérieur. Nous y avons réalisé un Pré fleuri avec des graines de plantes de nos régions sélectionnées pour attirer les abeilles. Les jeunes en plus de manier la pioche et la pelle ont pu découvrir le fonctionnement d’une ruche et comprendre le rôle essentiel des abeilles dans la pollinisation. S’en est suivi un débat sur la place qu’occupe l’homme et son rapport à la nature. Faut-il dompter l’environnement qui nous entoure ? Quelle place laisser à la biodiversité ?

Les réponses n’étaient pas tranchées mais il y a un point sur lequel les jeunes étaient d’accord, notre région est belle et il faut la protéger. Armés de cette conviction, de gilets réfléchissants et de pinces pour ramasser les déchets, nous avons fait deux sorties « nettoyage des bords de route ».  Nous avons ramassé un nombre incalculable de canettes et divers objets hétéroclites ; une tête de cheval en plastique, des jantes de voitures, un appareil à raclette, une trottinette,… Une partie de ces déchets ont été triés, nettoyés et accroché à une structure métallique géante en forme de cœur. La sculpture cœur exposée aujourd’hui à l’espace Winson symbolise le travail remarquable des bénévoles pendant la crise Covid et remercie tous ceux qui font preuve de solidarité et d’entraide. « Au début on était un peu dégouté de voir tout ce que l’on a trouvé au bord des routes et laver les canettes ce n’était pas franchement drôle mais on est content du résultat, c’est trop beau et on a pu faire quelque chose de joli avec des choses moches » nous disent les participants.

Quel est le point commun entre la voie lactée, un Pokémon et un cactus ?  Ne cherchez pas trop loin, c’est encore la propreté. Onze poubelles publiques ont été personnalisées par les artistes en herbe. L’idée ici n’est pas de faire passer un message mais de mettre un peu de couleur dans la ville. Nous espérons que vous les trouverez jolies.

Un autre projet réalisé non sans fierté est la création de jardins suspendus pour les résidents du Home Dejaifve. Ces jardinières ont été conçues pour permettre aux fauteuils roulants de se glisser facilement dessous et de la sorte faciliter l’accès aux activités extérieures pour les personnes âgées.

Entre ces quatre projets, les jeunes ont aussi rafraichi la peinture des abris-bus et installé des hôtels à insectes. Si Eté Solidaire est avant tout une première expérience professionnelle, les participants ont également bénéficié d’un coaching à l’emploi pendant ces quinze jours, d’autres objectifs plus pédagogiques sont présents tout au long de l’opération. Comment se positionner en tant que jeunes adultes ? Quelle place occuper dans un groupe et quelles sont mes responsabilités au sein de celui-ci ? Toutes ces questions permettent une transition entre une certaine forme d’insouciance de l’adolescence et une responsabilisation de ces adultes en devenir.

Pour l’équipe encadrante, quinze jours de terrain, avec les jeunes, c’est du sport ! Mais c’est aussi terriblement amusant et rafraichissant. Il est agréable de les voir s’épanouir tout au long de cette fin du mois d’août. L’un se découvre des talents d’architecte, l’autre des capacités physiques inépuisables, tous profitent de ce moment où on leur fait confiance et où on s’efforce de valoriser leurs compétences. Lors du goûter de clôture, en présence de l’échevin Frederic Moreau (Bourgmestre faisant fonction) et Bernard Meuter (échevin de la Jeunesse), des parents, de l’équipe et surtout des délicieux petits gâteaux confectionnés par Salomé et Samuel (2 jeunes apprentis en boulangerie-pâtisserie) ce sont les qualités professionnelles et humaines des jeunes qui ont été mises en avant. On ressentait ce jour à l’Orbey, malgré la distance physique, la fierté du travail accompli. Peut-être qu’un jour les fleurs seront fanées, les couleurs usées et la sculpture à restaurer mais les valeurs partagées cet été resteront, nous l’espérons, dans les bagages de ces jeunes déjà en route pour d’autres aventures.   

Merci Camille, Charles, Corentin, Jeremiah,  Kleane, Lara, Luca, Maxime, Salomé, Samuel, Valentin, Verena pour votre travail et votre enthousiasme.

Eté solidaire est le fruit d’une collaboration entre la Commune de Fosses-la-Ville, la Plateforme Jeunesse, le service Environement, le PCS, le CPAS, le Service de développement local, l’AMO Basse-Sambre et le Centre culturel.

Ma Famille de C. Liscano

Dans cette pièce située en Uruguay, on vend les enfants comme on respire : pour survivre. Aucun jugement moral n’est donné. Les enfants comme les parents trouvent cette situation normale, le personnage principal va même jusqu’à se vendre lui-même et s’échanger contre un chat, car ses parents ne le trouvent pas assez beau pour le mettre sur le marché. Régulièrement, les parents rachètent leurs enfants pour faire une grande fête avant d’en revendre à nouveau quelques uns pour manger. Tous n’en sont pas moins persuadés de former un groupe uni.

Disco

Librement adaptée d’une pièce de Godber, cette création se passe dans une
boîte de nuit et révèle les faits du monde nocturne.
Au son d’une musique effrénée, les personnages défilent à un rythme étourdissant : jeunes filles se préparant à sortir en boîte, garçons balourds se bourrant la tronche et, bien sûr, nos quatre sorteurs aux gueules patibulaires. Garçons et filles s’amusent, se battent, dansent, philosophent. Tous ces rôles joués par nos huit jeunes comédiens, qui changent de rôle aussi vite que de lieu, passant du salon de coiffure au bar du coin, ou à l’entrée de la disco.
Qu’ils jouent les dindes de 18 ans, excitées à l’idée de sortir en discothèque, ou les jeunes couillons qui picolent pour se donner du courage, ça sonne juste, Alors, on s’insulte, on est un peu vulgaire et on se dit qu’ils en font trop. Puis on pousse la porte d’une vraie boîte de nuit, avec boule à facettes et DJ tout pourri, et on se rend compte que cette version remasterized n’est que le miroir, même pas déformant, d’une certaine jeunesse d’aujourd’hui. Blessés, perdus, désespérément en quête de quelque chose qui pourrait ressembler à de l’amour, pathétiques, aussi, on rit de ceux-là pour ne pas en pleurer.
Vient alors la réflexion, le second degré, le rire se fait grinçant, et on perçoit alors le caractère minable de cette fièvre du samedi soir, où des jeunes dépensent en une nuit leurs allocations de chômage ou leur argent de poche. Ce sont en fait des paumés vulnérables et attachants. Attendrissants, même.
Parfois un peu trivial, voire vulgaire, cru, dur… A ne pas mettre entre toutes les mains en tout cas !